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Avez-vous vraiment lu Olympe de Gouges?
Et Catherine Colomb, vous la connaissez?
Et Audre Lorde, ça vous dit quelque chose?

Et si tout simplement on ne les avait pas lues? !

Et si on s’occupait de notre matrimoine littéraire?
Et si on remplissait les rayons d’une bibliothèque sonore?

Alors on entendrait Audre Lorde, Olympe de Gouges, Catherine Colomb, Ulrike Meinhof… à travers des monologues inventés écrits par des autrices contemporaines. Comme un appel de l’au-delà…

La bibliothèque sonore des femmes est une installation littéraire et téléphonique qui voyage dans les villes et les lieux et fait vivre le temps d’un coup de téléphone fictif des écrivaines connues ou inconnues pour donner envie de les lire, de les citer, de colporter leurs idées et leurs pensées.

Rejoignez la prolifération matriphonique!

Anne-Marie Schwarzenbach (1908–1942)Olivia Csiky TrnkaOlivia Csiky Trnka
Anne-Marie Schwarzenbach (1908-1942) : poétesse, elle a construit une œuvre essentielle et intransigeante, rigoureuse et cependant baroque, internationalement reconnue. Elle a créé, avec Claude Royet-Journoud et Michel Couturier, la revue Siècle à mains, et publié une douzaine de recueils. Elle a collaboré aux revues Action poétique, The American Poetry Review, Bulletin Orange Export Ltd, Cahiers de l’Herne, Change, Esprit ou Nioques. Traductrice de l’Américain Louis Zukofsky, Elle a été traduite par Keith et Rosmarie Waldrop, Joseph Simas et Norma Cole. Jean-Marie Gleize lui a consacré en 2012 (Horlieu) une monographie intitulée Le Théâtre du poème, vers Anne-Marie Albiach.
Par Anne Malaprade : poétesse. Née en 1972 à Paris. Elle vit et travaille au plus près des écoles, des cinémas, des cafés et des bibliothèques. Elle écrit, entre autres, ses lectures pour Sitaudis et Poezibao/Poesibao. Elle a publié deux ouvrages universitaires et sept livres de poésie. Un dernier livre paru en mars 2026 aux éditions Illador regroupe certaines de ses notes critiques.
Forough Farrokhzad (1935-1967)Laura TirandazLaura Tirandaz

Forough Farrokhzâd (1935-1967) :poétesse et cinéaste iranienne. C’est une figure majeure de la she’r-e no, la nouvelle poésie iranienne, un courant littéraire qui s’est émancipé des codes et de la métrique de la poésie classique. Sa poésie, et son film essai La maison est noire, sont aujourd’hui salués dans le monde entier.
Par Laura Tirandaz :autrice de théâtre et de poésie. Ses recueils sont édités aux éditions Æncrages & Co et aux éditions Héros-Limite. Elle a traduit, avec Ardeschir Tirandaz, l’oeuvre de Forough Farrokhzâd pour les éditions Héros-Limite.
Valerie Solanas (1936-1988)Michèle PralongKylie Walters

Valérie Solanas (1936-1988) :intellectuelle féministe radicale américaine, connue pour son pamphlet SCUM Manifesto et pour avoir tenté d’assassiner Andy Warhol.
Par michèle pralong :autrice, dramaturge et metteuse en scène, elle obtient une licence en litté­rature à l’Université de Genève en 1989, avant de travailler quelques années comme critique de danse et de théâtre au Courrier puis au Journal de Genève. Dès 1994, elle est collaboratrice artistique, d’abord au Théâtre du ­Grütli puis à la Comédie de Genève. En 2004, elle ouvre un petit théâtre à Genève : le T/50. Dès juin 2006, elle co-dirige le grü / Trans­théâtre, Genève avec Maya Bösch. Parmi les artistes qu’elle accompagne par l’écriture ou par le travail dramaturgique se trouve Cindy Van Acker.
Sania Saleh (1939- 1995)Iman MersalNanda Mohammad (Traduction Richard Jacquemond)

Sania Saleh (1939-1995) : poétesse syrienne née à Misyaf, Saniyya. Elle fait des études de langue et de littérature anglaises à l’université de Damas. Son premier recueil, Al-Zamân al-dayyiq (Le Temps étroit), paru à Beyrouth en 1964, dans le sillage de la célèbre revue moderniste Shi’r (Poésie), la révèle comme une talentueuse pionnière du vers libre en Syrie. Il sera suivi par deux autres, en 1970 et 1980, et deux ans plus tard par un recueil de nouvelles, Al-Ghubâr (La Poussière). La poésie était sa raison d’être dans une vie de souffrances marquée notamment par ses relations orageuses avec son mari, le poète Muhammad al-Maghout. Ravagée encore jeune par le cancer, elle décède à Damas en 1985. Un volume réunissant ses poèmes inédits a paru à titre posthume en 2006.
Par Iman Mersal : poétesse, essayiste et traductrice égyptienne. Elle est actuellement professeure de langue et de littérature arabes à l’Université de l’Alberta (Canada). Elle a publié au Caire cinq recueils de poèmes. Un choix de ses poèmes, traduits par Richard Jacquemond, a été publiée en français sous le titre Des choses m’ont échappé (Actes Sud, « Sindbad », 2018). L’anthologie The Threshold, traduite en anglais par Robyn Creswell (Farrar, Straus and Giroux, New York, 2022) a reçu le National Translation Award et a été finaliste du Griffin Poetry Prize. Iman Mersal est également l’autrice de deux essais à dimension autobiographique : Comment réparer : la maternité et ses fantômes (2017, traduit par Richard Jacquemond, Zoème, Marseille, 2025) et Sur les traces d’Enayat Zayyat (2019, traduit en français par Richard Jacquemond, Actes Sud, « Sindbad », 2021). Sur les traces d’Enayat Zayyat a reçu le prix Sheikh Zayed de littérature 2021 et a connu un important retentissement international. Sa traduction anglaise (Traces of Enayat, 2023) a été sélectionnée pour le National Book Critics Circle Award et a remporté en 2024 le James Tait Black Prize dans la catégorie biographie.
Cheikha Kharboucha  (XIXème siècle)Souad LabbizeSouad Labbize

Kharboucha (fin XIXème) : chanteuse, poétesse marocaine, elle s’oppose à l’autorité du Caïd Aïssa ben Omar. Femme rebelle, elle fait de ses chansons une arme de résistance et le paie de sa vie. Personnage devenu iconique, elle continue de fasciner et d’inspirer de nombreuses créatrices marocaines.
Par Souad Labbizze, سعاد لعبيز : poétesse, romancière d’expression française et traductrice littéraire arabe/français. Née à Alger en 1965, Souad Labbize a vécu ensuite en Allemagne et à Tunis où elle a enseigné le français, avant de s’établir à Toulouse. Son recueil de poèmes Je franchis les barbelés a reçu le Prix de la Poésie Méditerranée 2020, qu’elle accepte mais refuse de réceptionner de l’équipe du maire du Rassemblement National. Elle reçoit le prix Ibn Khaldoun-Senghor de la traduction en 2024 et le prix Fragonard de littérature étrangère 2025 pour sa traduction du roman Le Désastre de la maison des notables d’Amira Ghenim.
Ilham Abu Ghazaleh (1939- 2021)Neama HassanTraduction Souad Labbize

Ilham Abu Ghazaleh (1939-2021) : écrivaine, critique et universitaire palestinienne, reconnue pour ses contributions dans les domaines de la linguistique, de la littérature, de la critique et de la traduction. Sa famille a été chassée de Jaffa après la Nakba de 1948, et elle a vécu à Jérusalem et à Naplouse. Elle a obtenu une licence à l’université du Caire, puis a poursuivi ses études supérieures en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Elle a enseigné la linguistique et la langue anglaise à l’université de Birzeit et comptait parmi les personnalités culturelles et universitaires les plus influentes de Palestine. Elle est la sœur de la militante martyre Shadia Abu Ghazaleh.
Par Neama Hassan : écrivaine palestinienne de Gaza où elle vit toujours avec ses enfants, a publié deux romans et des lettres. Elle a participé à This is Gaza avec ses poèmes et publie quasi quotidiennement sur les réseaux sociaux. En décembre 2024, elle reçoit le Prix Samira Al Khalil pour son engagement.
Anne-Marie Albiach  (1937-2012)Anne MalapradeAnne Malaprade

Anne-Marie Albiach (1937-2012) : poétesse, elle a construit une œuvre essentielle et intransigeante, rigoureuse et cependant baroque, internationalement reconnue. Elle a créé, avec Claude Royet-Journoud et Michel Couturier, la revue Siècle à mains, et publié une douzaine de recueils. Elle a collaboré aux revues Action poétique, The American Poetry Review, Bulletin Orange Export Ltd, Cahiers de l’Herne, Change, Esprit ou Nioques. Traductrice de l’Américain Louis Zukofsky, elle a été traduite par Keith et Rosmarie Waldrop, Joseph Simas et Norma Cole. Jean-Marie Gleize lui a consacré en 2012 (Horlieu) une monographie intitulée Le Théâtre du poème, vers Anne-Marie Albiach.
Par Anne Malaprade : poétesse. Née en 1972 à Paris. Elle vit et travaille au plus près des écoles, des cinémas, des cafés et des bibliothèques. Elle écrit, entre autres, ses lectures pour Sitaudis et Poezibao/Poesibao. Elle a publié deux ouvrages universitaires et sept livres de poésie. Un dernier livre paru en mars 2026 aux éditions Illador regroupe certaines de ses notes critiques.

du 27 juin au 26 septembre 2026
RAPPELLE-MOI
UN DIALOGUE ENTRE LA BIBLIOTHÈQUE SONORE
DES FEMMES ET LA BIBLIOTHÈQUE DE POÉSIE DU CIPM

centre international de poésie marseille, du 27 juin au 26 septembre 2026

Trois nouveaux textes d’autrices de langue arabe ont été commandés à cette occasion :
Saniya Salih écrit par Iman Mersal
Cheikha Kharboucha écrit par Souad Labbize
Ilham Abu Ghazaleh écrit par Neama Hassan
ainsi qu’un texte à propos d’Anne-Marie Albiach par Anne Malaprade pour dialoguer avec le fond du CIPM.

Nous inaugurons aussi trois nouveaux textes :
Anne-Marie Schwarzenbach par Olivia Csiky Trnka

Forough Farrokhzad  par Laura Tirandaz 

Valerie Solanas par Michèle Pralong

Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 de l’Institut français.

INFORMATIONS

DOCUMENTAIRE AUDIO
RTS

La Bibliothèque sonore des femmes, un projet de Julie Gilbert, réalisé par Jon Haslebacher, produit avec le Labo de la RTS.